| 18.01.2010 - Article Dîner d’Hiver au Schiffchen – |
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La croisière gustative s’annonce agréable. Atmosphère chaleureuse, tables apprêtées, champagne et amuse-gueules. La cinquantaine de convives bavarde joyeusement. Menu roulé en parchemin à faveur blanche.
Tant de raffinement promet-il de véritables agapes ? Le nirvana est bien là, dès le premier plat. Esthétique d’abord avec le Fuji Hama en poudre de thé ponctué d’un mélange brun-vert pâle - foie d’oie en mille-feuille nappé. Délice du palais ensuite avec la symphonie douce amère qui fond sur la langue. Puis tout s’enchaîne, des surprises de l’avant-dîner - crevettes vapeur savoureuses éphémères – au gingembre final et à la touche des glaces et combinaisons de chocolats. Merveilles de l’apprêt, discrétion du Chef français Jean-Claude Bourgueil qui vient enfin saluer dans l’embrasure de la porte, tiens, sans chapeau, mais c’est à nous de le lui tirer : un sans-faute. Elizabeth Antébi
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